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Projet professionnel
Chanel · My Little Black Book
Faire grandir l’app sans en faire la réponse à toutes les demandes.
My Little Black Book (MLBB) accompagne les équipes boutique dans beaucoup de moments du quotidien : retrouver un client, préparer une action, vendre, payer, gérer du stock ou reprendre une tâche plus tard. Quand je rejoins le produit, il est encore surtout européen. Pendant près de deux ans, le périmètre, l’équipe et le nombre de demandes augmentent en même temps.
(01) Contexte
Trois divisions, un seul produit
Une demande peut être parfaitement logique pour une branche et beaucoup moins pour les deux autres. Si chaque besoin local devient sa propre feature, l’application se remplit vite de comportements particuliers et devient de plus en plus difficile à faire évoluer.
Je travaille avec les PO et les développeurs pour garder ce qui doit être commun, tout en laissant de la place aux vraies différences métier. À la fin de la mission, je suis le seul designer sur le produit.
La cohérence passe aussi par le système. Quand j’arrive, une partie du travail vit encore dans Sketch. La migration vers Figma et la première couche de design system se font pendant que les features continuent de sortir.
Le système aide à absorber les demandes, mais il ne dit pas si une demande mérite de devenir une feature.
Où en était le produit
Ces chiffres décrivent la taille du produit et de l’équipe, pas des résultats du design.

123- 1Le composant média commun donne sa place au visuel de campagne.
- 2Le visuel choisi est affiché en entier, tel que le client le recevra.
- 3Les canaux reprennent le pattern de liste commun : nommés, un tap pour choisir.
(02) Arbitrage
Le calendrier que j’ai déconseillé
À un moment, une des branches veut intégrer un calendrier directement dans MLBB. Sur le papier, l’idée se tient : concentrer davantage d’outils dans l’application et éviter aux managers de changer d’environnement.
Sur le terrain, la logique tient beaucoup moins. Les managers ont déjà leurs habitudes et leurs outils de planning. MLBB est déjà chargé, la dette technique est réelle et l’effort disponible ne permettrait probablement pas de construire un calendrier meilleur que ce qui existe déjà.
Le pari n’est donc pas bon : ajouter une nouvelle couche dans un produit déjà dense, pour remplacer un usage qui fonctionne par une version plus faible.
Je ne voulais pas arriver devant le business avec un simple « non ». J’ai montré le cas idéal, ce qu’on pouvait vraiment développer avec le temps et la dette existante, puis ce que donnerait une version minimale. Mis à côté de ce qu’on avait observé en boutique, le rapport coût / valeur devenait beaucoup plus clair. Il a fallu défendre cette position dans un contexte politique, mais le sujet a finalement été arrêté.
Comment la demande de calendrier a été pesée
- 01Le calendrier idéal
- 02Ce qu’on pouvait vraiment développer
- 03La version minimale
- 04À côté des outils de planning déjà utilisés en boutique
(03) Parcours vendeur
Partir de ce qui se passe en boutique
Une bonne partie de mon rôle sur MLBB ressemble à ça : avant de transformer une demande en écran, vérifier ce qu’elle change pour le vendeur ou le manager, ce qu’elle ajoute au produit et ce qu’elle coûtera ensuite aux équipes qui devront la maintenir.
Quand une feature est utile, l’application doit se faire oublier assez vite pour laisser la place à la relation en boutique.
Le passage de Sketch à Figma, le système partagé et ce type d’arbitrage ont servi le même but : continuer à faire évoluer MLBB sans devoir redessiner le produit à chaque nouvelle demande.
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01
Créer un board
0:00Depuis la Home, ouvrir les Suggestion Boards, nommer le board et choisir le client.
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02
Ajouter les pièces
0:10Ajouter les pièces par leur nom complet et leur référence, comme les vendeurs en parlent. Un board peut se préparer à l’avance et s’enrichir au fil du temps.
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03
Partager au client
0:16Le partager sous forme de lien. Le client dit ce qu’il veut faire mettre de côté.